Histoire : Freedom Front


Général C Viljoen <
Accord avec l'ANC <
 

Histoire du Freedom Front

Elections de 1994
Vingt-sept parties politiques participèrent aux négociations de Kempton Park, avant avril 1994. Le Freedom Front fut fondé à cette époque sous la direction du Général Constand Viljoen, et le parti signa un accord avec l’ANC (African National Congress, Congrès National Africain). Dix-neuf partis participèrent aux élections du 27 avril 1994, mais seuls sept d’entre eux parvinrent à obtenir des sièges au Parlement. Le Freedom Front, qui n’était alors âgé que d’un mois, atteignit la quatrième place après l’ANC, le National Party et le parti Inkatha Freedom.

Constitution
L’événement le plus important de cette période politique initiale fut la création de la nouvelle Constitution de l’Afrique du Sud. Le Freedom Front participa activement à ce processus et se concentra particulièrement sur l’intégration constitutionnelle des principes d’autodétermination et des droits des communautés.

Le Freedom Front a par conséquent joué un rôle important dans l’inclusion des articles suivants de la nouvelle Constitution de la République d’Afrique du Sud (Loi 108 de 1996) :

 
L'Article 30 & 31 <  
  >> Les Articles 30 et 31, qui reconnaissent des droits collectifs pour les communautés linguistiques et culturelles.
 
L'Article 185 <  
  >> L’Article 185, qui prévoit la création d’une Commission pour la Promotion et la Protection des droits des Communautés Linguistiques, Culturelles et Religieuses, et
 
L'Article 235 <  
  >> L’Article 235, qui évoque la notion d’autodétermination territoriale.
 
   


Problèmes

Bien que le Freedom Front ait réussi à faire inclure dans la constitution les droits des groupes et l’autodétermination, le parti considère que la constitution est fondamentalement faussée. Elle ne correspond pas à l’interprétation moderne de l’autodétermination si l’on s’en réfère au droit international. Le Freedom Front considère néanmoins la Constitution comme un point de départ vers les idéaux Afrikaner.

Activités et Actions du Freedom Front
Depuis la ratification de la Constitution, le Freedom Front a résolument mené des actions visant la protection des intérêts Afrikaner. Une plainte a par exemple été déposée à la Commission des Droits de l’Homme, à l’O.N.U., en ce qui concerne les meurtres commis dans les villes et dans les fermes, et plus particulièrement dans ces dernières.

Le Freedom Front a menacé le gouvernement sud-africain d’un procès, en insistant sur le fait que les formulaires de recensement doivent être rédigés dans toutes les langues officielles.

Le Freedom Front a gagné le procès auprès du Press Ombudsman (organisme chargé d’examiner les plaintes des citoyens contre la presse), procès concernant une plainte déposée contre un article diffamatoire sur les Afrikaners, publié dans un journal. Le journal en question s’est vu présenter ses excuses. Le Freedom Front utilise également de plus en plus le Pan South African Language Board (Comité des Langues Sud-Africaines) afin de lutter contre la négligence dont souffre l’Afrikaans et d’autres langues.

Jeunesse
Aujourd’hui, le Freedom Front bénéficie d’un soutien toujours grandissant de la part de la jeunesse Afrikaner. Le Freedom Front remporte depuis cinq ans les élections du Conseil des Etudiants à l’Université de Pretoria (l’université sud-africaine avec le plus grand nombre d’étudiants parlant l’Afrikaans).

L’Histoire Afrikaner